26.11.16

[Hasta Siempre Fidel]


Canto a Fidel

par Ernesto "Che" Guevara écrit au Mexique en 1956

Vámonos,
ardiente profeta de la aurora,
por recónditos senderos inalámbricos
a libertar el verde caimán que tanto amas.

Partons,
ardent prophète de l'aurore,
par les sentiers cachés et abandonnés,
libérer le vert crocodile que tu aimes tant.

9.11.16

[les leçons de la leçon]


Seules celles et ceux qui n'accordent plus aucun crédit à la narrative officielle, celle des médias de masse et des instituts de sondages, semblent avoir vu venir l'évidence. Serait-ce parce qu'elles et ils ne perdent pas de vue à qui appartiennent ces médias(1) et ces instituts?

1-L'appareil "démocrate" s'est sabordé tant il était évident –et l'est plus encore aujourd'hui- que Sanders était la réponse appropriée à Trump. Les fuites de Wikileaks ont largement documenté les manœuvres de l'appareil du parti afin d'imposer Hillary.

2-Hillary -et le système qu'elle représente- sont à ce point détestés qu'elle n'a même pas été capable de l'emporter face à un candidat à ce point détestable. Pourtant Clinton bénéficiait d'un appui inégalé dans les médias démocrates ou le showbizness et même de la part de certains médias républicains. Imaginez les résultats si Trump n'avait pas fait face à un tel "parti pris" médiatique.

3-Pour ceux qui en doutaient encore, le système électoral US n'est pas démocratique. Il ne propose d'autre choix que la droite, la réaction et malgré un nombre de votes populaires probablement très légèrement supérieur en faveur de Clinton (47,7%), c'est pourtant Donald (47,5%) qui l'emporte largement grâce aux "grands électeurs".

4-Les instituts de sondages et les médias de masses travaillent pour les mêmes employeurs, ceux qui soutenaient Hillary contre Sanders puis Trump. C'est à dire Wall Street, les néo-conservateurs (pourtant républicains), l'OTAN et l'industrie de l'armement, entre autres. Ils ont soit sciemment menti, soit se sont laissés convaincre par leur propre narrative, leur propre propagande. Comme ce fut le cas pour le Brexit et est toujours le cas avec les TTIP/CETA, la Syrie et tant d'autres thèmes qui font la une.

5-Si Trump applique ne fusse qu'une partie de son programme, le TTIP est définitivement enterré, idem pour le CETA. L'OTAN et Daesh ont du souci à se faire -et s'en font déjà- idem pour l'Europe ultra-libérale et interventionniste (2).

Ce qui représente objectivement une catastrophe pour les citoyens États-uniens -particulièrement celles et ceux qui pensent avoir élu un candidat "anti-système" en votant pour un milliardaire- pourrait représenter un moindre mal pour le reste du monde (2).

Les véritables questions sont à présent : Trump survivra-t-il à son élection -physiquement- et combien de temps? Les faucons des états-majors US/OTAN frustrés et dépités, ne vont-ils pas tenter de provoquer dans l'urgence une escalade militaire irréversible -en Syrie ou/et ailleurs- afin d'empêcher Trump d'entamer un dialogue constructif avec la Russie comme annoncé? Et surtout, est-il raisonnable d’imaginer un instant que Donald tiendra parole quant à sa politique internationale?


(1) Voyez ce qu'il en est des médias français par exemple : http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/ppa
(2) Si cette affirmation vous interroge ou vous choque, demandez-vous pour quelles raisons vous n'avez pas entendu parler -ou si peu- des points les plus intéressants, voire surprenants, du programme de Trump. A ce sujet lisez l'article d'Ignaco Ramonet qui ne peut être accusé de sympathie avec l'ennemi : http://www.medelu.org/Les-7-propositions-de-Donald-Trump

8.11.16

[democracy 2016]

Les auto-proclamés "champions de la démocratie", les leader du "monde libre" vous proposent un nouvel épisode de leur palpitante série électorale : "A droite ou...à droite?"!

Ne manquez pas l’excellent dossier d'Attac Bruxelles. Les États-uniens n'étant pas tous décérébrés, comment expliquer le succès de Trump? Seraient-ce quelques points surprenants de son programme omis par les médias qui l'expliquerait? Et pourquoi donc tant de démocrates vont voter Hillary par dépit et non par conviction, quand il ne s'abstiendront pas? Plus qu'un début de réponse à travers les textes de I.Ramonet, J.Flinker, J.P.Marthoz et J.R.Macarthur.

http://bxl.attac.be/spip/IMG/pdf/attac_bxl_les_documents_usa_elections_2016_bis.pdf

28.10.16

[La Wallonie a-t-elle capitulé?]

Rappel : le camarade Magnette est un social démocrate.
Était-elle seule contre l'Europe? D'autres se sont-ils prononcés contre le CETA en l'état? Quelques clarifications face à une véritable guerre de désinformation menée par certains médias contre le "refus Wallon".

La Wallonie votait avant l'Europe et non contre l'Europe.

Ce que tant de médias omettent régulièrement de préciser est que les autres parlements : européen(s), nationaux et régionaux n'ont pas encore ratifié le CETA. Ces consultations interviendront plus tard dans le processus, après le vote des Gouvernements réunis en Conseil.

Sauf en Belgique, seul pays européen où les parlements régionaux ont la possibilité d'empêcher le Gouvernement de marquer son accord, c'est à dire de bloquer le processus dans sa première phase. Il est à noter que la Wallonie avait signalé ses désaccords depuis plus d'une année, près de deux.

Le CETA est un "accord mixte", ce qui implique que les États européens doivent donner leur accord. Le processus compte trois phases principales, avant l'entrée en vigueur, il faut:
  1. Une approbation des Vingt-Sept gouvernements européens réunis en Conseil de l’UE
  2.  Un vote à la majorité du Parlement européen
  3. Une validation par chacun des Vingt-Huit pays de l’UE; (a) Soit par un vote au Parlement  (b) Soit par un référendum (si le gouvernement décide d’y recourir)